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Floating Regime: Myth or Reality?

As you might be aware, The Swiss National Bank decided yesterday 06/09/2011 to peg the Swiss franc against the Euro (CHF 1.20 per Euro) in an attempt to weaken its currency and protect its economy. The SNB has also pledged to buy foreign currencies to force down the value of the Swiss franc and has warned that it would no longer allow 1 CHF to be worth more than € 0.83.

For me, this implies a high level of intervention into markets and thus raises a lot of questions: with American, China, and now Switzerland setting fixed values for their currencies by strictly monitoring it, are we still within the floating regime where market forces were supposed to determine currency values? We know that even in normal circumstances, Central Bank normally intervenes to stabilise its currency; but to this extent? Having a goal of a fixed rate set by a central bank?  Are we about to witness a currency war as Japan also recently revealed their plan of selling the yen and pledge to inject liquidity? Should we therefore rename the “floating regime” to a “managed float regime”?

To be continued …

September 7, 2011 Posted by | Articles In English, Economics, International Economics, International Finance | , , , , , , , , , , , , | Leave a comment

Rencontre Chine – Etats-Unis: Monnaie Et Politique De Change Au Cœur Des Discussions

Ce matin donc commençait la visite officielle du président chinois Hu Jintao aux Etats-Unis où il a été reçu dans la journée par son homologue américain Barack Obama.

Comme de coutume, dans ce genre de rencontre, la conférence de presse est de mise avec ses courtoisies, le respect mutuel, des compliments partagés etc etc… Pourtant en toile de fond on dirait deux experts de la Finance Internationale : l’un prônant un système de change totalement décidé par les forces du marché et donc totalement flottant, Barack Obama pour ne las le citer ; et l’autre bien qu’implicitement, défendant un change relativement contrôlé avec une marge de fluctuation très étroite.

Alors pour mieux comprendre les enjeux sous-tendant les positions de l’un comme de l’autre, je me suis prêté au jeu « avantages & inconvénients » de chacun des systèmes.

Si les avantages d’un système de change flottant – correction automatique, moins de problèmes de liquidités internationales et de réserves, commerce international mieux équilibré, protection automatique vis-à-vis des chocs externes- font quasiment l’unanimité de nos jours ; les avantages attribués à un système de change fixe ou contrôlé ne seraient pas aussi nocifs à l’économie à en croire Hu Jintao.

Tout d’abord la politique chinoise de change…

Depuis le 1er Janvier 1994, le Yuan chinois est ancré au Dollar américain sur la base d’une parité fixée à 8,277 yuan pour un dollar avec une marge de fluctuation très étroite (+/- 0,3%). Depuis 1994, la monnaie est convertible mais pas pleinement et les mesures de contrôle des changes sont extrêmement strictes avec pour objectif principal le maintien de la stabilité monétaire permettant de garantir une croissance élevée et une « prospérité sociale ». Entre autre mesures, la banque centrale chinoise est dans l’obligation d’acheter ou de vendre du dollar – fonction de la situation – pour maintenir la parité fixe yuan/dollar. Et bien sûr la maintenir à un niveau sous évalué.

Aussi, la chine par des lois taillées sur mesure, non seulement n’autorise pas les résidents étrangers, en particuliers les traders et banques américaines à investir des capitaux en chine, mais en plus rend l’action de ces derniers pratiquement  impossible sur les marchés des changes et de capitaux chinois. Car si ceux-ci parvenaient à placer librement leur dollars désormais bon marché (dollar américain) en chine comme ils le font au Brésil ou en Inde afin de percevoir des rémunérations relativement élevées que celles qu’ils percevraient en plaçant ces fonds aux Etats-Unis ; ceci aurait pour effet  à termes d’accroitre la demande du yuan chinois et si soumis à la loi de l’offre et de la demande, d’accroitre sa valeur.

Mais pour défendre ces mesures, Hu Jintao vous dira par exemple, qu’en maintenant son change sous-évalué et à parité quasiment fixe avec le dollar, entre autre bénéfices au delà des exportations bon marché, la chine offre pour les entreprises étrangères un cadre plus certain aux affaires. En effet, lorsque les taux de change sont moins volatiles, le commerce est beaucoup moins risqué dans la mesure où les profits, une fois rapatriés, ne sont pas altérés par les variations. Ceci justifierait donc entre autre raisons, la préférence chinoise de plusieurs multinationales occidentales lorsqu’il faut relocaliser (‘offshoring’). Et pour le président Obama, comme pour d’autres décideurs de par le monde, ceci serait une forme de concurrence déloyale.

Un autre bénéfice de ces mesures serait que le yuan chinois fait moins l’objet de spéculations car les potentiels spéculateurs ne prévoient pas de variations significatives de la monnaie. Et du coup, parce que moins exposé, moins attaqué et donc plus stable, le yuan pourrait commencer à bénéficier de la confiance des traders et institutions financières. Ceci causerait de fait quelques petits soucis au dollar américain et aux autorités américaines qui depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale savourent bien les avantages que leur confère le status de monnaie de réserve internationale… [Je vais peut être un peu trop vite en besogne….mais bon !].

Donc, en plus de la compétitivité affichée que lui apportent la stabilité et la sous-évaluation de son change, la chine aurait bien d’autres raisons inavouées…

Et pourquoi d’autres Economies ne suivent-elles pas les méthodes chinoises ?

Si tout le monde venait à agir comme la Chine, les premières Economies à subir seraient probablement les grandes Economies elles mêmes (Eurozone, USA, GB …) et ensuite les pays très pauvres. Comment ? En ceci que pour soutenir une croissance mondiale, il faut qu’elle soit accompagnée par un niveau de liquidités internationales approprié (Euro, Dollars, Livres sterling, etc.). Alors si les pays émetteurs de ces devises internationales venaient soit à restreinte/ soit à trop émettre celles ci afin de satisfaire leurs besoins de compétitivité, cela conduirait indiscutablement soit à un ralentissement de l’activité économique mondiale dans son ensemble, soit à une inflation au niveau mondial.

Deuxièmement, si la politique compétitive chinoise était adoptée par tout le monde, cela conduirait inévitablement à des mesures protectionnistes du « chacun pour soi »  ce qui à son tour engendrait des crises généralisées, une limitation de la croissance mondiale et au pire à une récession mondiale.

Mais la chine pourra-t-elle indéfiniment poursuivre cette politique du contrôle de change ? Quels risques coure-t-elle ?

Je commencerais par le risque de l’incapacité de répondre aux chocs. En effet, avec un régime de change fixe, lorsque les prix et le taux de salaire sont rigides, les marges de manœuvres permettant de faire face à des crises soudaines de la balance des paiements – comme celles causées par une augmentation brutale des prix du pétrole, sont très étroites. Hu Jintao me répondra surement que pour le moment, la china à un excédent commercial avoisinant les 11% du PIB…no comment.

Mais à très long terme, cette politique du contrôle du taux de change pourrait entrer en conflit avec les intérêts du monde des affaires et même ceux de l’économie nationale : la chine dépendant en majorité de ses exportations, elle pourrait voir à la faveur d’un choc externe (par exemple, une récession dans les pays importateurs, donc une baisse de la demande des produits chinois, ou du simple fait du durcissement de la concurrence étrangère) apparaitre une détérioration de sa balance des paiements. Le taux de change étant fixe, le pays perd de fait sa compétitivité…

A mon avis, si la Chine souhaite un jour jouer un rôle plus important dans la sphère financière internationale, elle devrait pour cela peut être, commencer par revoir l’ancrage du Yuan au dollar avec une nouvelle valeur de parité, élargir les marges de fluctuation du yuan vis-à-vis du dollar (+/- 5 à 7% par ex.) et à termes laisser fluctuer le yuan au gré des forces du marché. Ce d’autant plus que selon les experts, le yuan serait sous évalué de 15-25% à 60-70%. Et peut être aussi, la chine devrait commencer à penser à l’ancrage du yuan à un panier de devises plus large (dollar, euro, yen par ex.).

Il faut tout de même avant de conclure, noter que d’autres grandes puissances y compris les Etats-Unis interviennent quoique qu’indirectement, sur les marchés des changes afin de positionner leur monnaie en harmonie avec les objectifs de politique économique nationale.

A lire aussi :

Towards a new global reserve currency…the end of the U.S. dollar?

January 19, 2011 Posted by | Articles In French, International Economics, International Finance | , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments