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Question De Développement…L’Importance De La Société Civile.

L’une des questions qui revient de plus en plus au centre des débats relatifs au développement est celle de la participation ou non des organisations de la société civile comme partenaires au processus de développement.

Très souvent, nous assistons à la fracture entre d’un côté le monde des experts institutionnels ou professionnels, essentiellement des économistes, statisticiens et comptables nationaux, et de l’autre côté le monde des citoyens, de leurs organisations volontaires et de leurs institutions démocratiques. Il existe pourtant de nombreuses raisons qui militent en faveur de la participation citoyenne à ces débats, en dialogue bien sûr avec les nécessaires experts de profession. Si les derniers (les experts de professions) ont comme atouts principaux leur maîtrise de méthodes scientifiques parfois complexes (d’autant plus d’ailleurs qu’ils ne font pas toujours ce qu’il faut pour les rendre accessibles) et une bonne connaissance des expériences et initiatives existantes ; les citoyens ou mieux encore les organisations de la société civile ont eux aussi des avantages considérables : tout d’abord, ils disposent d’informations « de terrain » que ne fournissent pas toujours les enquêtes statistiques et les théories des experts institués. Ils portent des valeurs pour lesquelles ils militent et ils savent ce qui, dans le débat public, fait mouche, et ce qui compte le plus pour les gens qu’ils côtoient et parfois qu’ils représentent. Ils sont des témoins fréquents du bien-être et du mal-être, des aspirations au mieux-vivre, et ils sont souvent des militants de l’urgence de mesures écologiques. Enfin, ils peuvent se former et accéder en partie aux savoirs techniques essentiels.

Alors, en ne mettant pas la société civile dans le coup, on se prive de savoirs et de valeurs qui comptent, et donc on court le risque d’aboutir à des indicateurs qui reflètent mal les aspirations du peuple. Qui plus est, en se privant de ces points de vue, on laisse toute liberté aux experts institués de construire des indicateurs qui intègrent leurs propres valeurs et représentations du progrès, ce qui jusqu’à l’heure n’a pas sorti le tiers monde de son état de tiers-mondiste.

L’autre aspect positif souvent oublié de la participation de la société civile est la fiabilité et l’efficacité de la gestion de l’aide au développement. Sans vouloir glisser dans les débats de chiffres, reconnaissons tout de même que si l’aide au développement jusqu’ici allouée aux pays pauvres à travers leurs gouvernements était vraiment utilisée pour des projets de développement, bien de pays ne seraient pas en ces années 2000 à tendre de nouveau la main …vous me diriez qu’ils la tendent non plus à l’Occident mais plutôt à la Chine. D’où le progrès. Je vous concède cela…

Je finis donc cet article en pensant que l’implication des organisations de la société civile comme partenaires au développement est à coup sûr un moyen d’éviter des évaluations ou mesures non populaires, sinon impopulaires. Surtout qu’avec ces organisations, l’argent destiné au financement et au suivi des projets de développement court moins le risque de se retrouver dans les paradis fiscaux, les comptes bancaires secrets, les investissements offshore et que sais-je encore !

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May 2, 2009 - Posted by | Articles In French, International Economics | , , ,

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