Conférence Sur Le Climat A Copenhague : Le Piège A Eviter …
La 15e Conférence des Nations Unies sur le climat aura donc lieu la semaine prochaine du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague. Au centre des débats, finaliser les négociations en vue d’élargir la convention sur les changements climatiques et conclure le nouvel accord sur le climat qui succédera de fait au Protocole de Kyoto, Protocole de Kyoto par ailleurs signé mais pas ratifié par la puissance la plus polluante, les Etats Unis.
S’il est indéniable que le changement climatique est plus que jamais le sujet du siècle et que ses conséquences auront de sérieux impacts aussi bien sur les économies riches que sur celles émergentes, j’ai tout de même quelques réserves en ce qui concerne les responsabilités des uns et des autres et le prix que chacun devrait payer pour lutter contre ce fléau universel.
Mes réserves sont notamment relatives au piège de la « décroissance » dans lequel pourrait tomber les économies émergentes. En effet, les économies dites riches ont pendant plus de trois siècles endommagé l’écosystème avec non seulement l’exploitation abusive des ressources naturelles tant dans le Nord que dans le Sud, mais aussi avec de massifs programmes d’industrialisation basés sur des modèles polluants qui ont par ailleurs concouru à leur essor. Alors, il me semble injuste de la part de ces économies riches de demander aujourd’hui aux économies émergentes de participer à la même hauteur et au même rythme au « paiement de l’addition » pour des dégâts qu’elles (riches) ont causés. Surtout que la plus riche d’entre elles et par ailleurs l’une des plus pollueuses (USA) ne montrait aucune volonté jusqu’à très récemment de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Pour sauver la face, Washington a annoncé dans un communiqué que le président Obama promettra lors de la conférence que son pays fera des efforts de réduire à hauteur de 17 % (seulement) à l’horizon 2020 par rapport au niveau de 2005 ses émissions de CO2 ; alors que les Nations Unies pressent les économies émergentes à réduire leurs émissions de 15 à 30 %. De qui se moque-t-on ?
A mon avis, les économies riches devraient prendre leurs responsabilités et surtout qu’elles ne viennent pas nous tenir des discours de promesses d’aides ou transfert de technologie afin d’aider les économies émergentes à s’adapter au vert et à compenser le manque à gagner que cet effort pourrait causer. En passant, où en est-on avec la promesse des 0,7 % du PNB destiné à l’aide au développement ? Combien de pays riches ont jusqu’ici tenu à cet engagement ?
En conclusion, non pas que les économies émergentes doivent se mettre à l’écart du débat, de toute façon elles en souffriront des conséquences puisque le mal est global. Plutôt, le fond de ma pensée est que ces économies (émergentes) doivent rester vigilantes et faire attention au “piège de la décroissance” dans lequel les économies dites riches pourraient les entrainer.
Surtout ne pas baisser la garde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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English: After a Masters I in Economics, then a Masters II in International Business (Option Finance), I would like to take this opportunity to express my thoughts on some of the major international financial & economic issues of the moment.